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Education : Réflexion sur un système éducatif idéal, associable à l'anarchie ?
9 octobre 2011
22:28
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Vincent
Illhaeusern
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19 août 2011
sp_UserOfflineSmall Offline

Le problème de l'objectivité, comme vous l'avez peut-être souligné dans votre terme de subjectobjectivité, c'est qu'elle n'existe pas (avis à M. Herrgott, qui nous a bien expliqué Howard Zinn en début de première Smile). Et rechercher la neutralité, c'est en fait pire : on laisse transparaître des points de vue personnels, insidieusement et inconsciemment, en faisant croire que nos propos sont entièrement neutres. Conséquence : notre interlocuteur intègre un avis subjectif en lui prêtant la crédibilité d'un avis objectif. L'effet est plus subtil, mais bien réel.

D'où ce que propose Noé, c'est-à-dire d'enfin laisser la place qu'elle mérite à la subjectivité de chacun. Regarder le journal de TF1 en le croyant objectif, c'est bien plus grave que de lire A Contre Courant en sachant leur engagement à l'extrême-gauche assumé.

Et puis il y a l'argument de la dépolitisation, effectivement. [On va là recouper le sujet de l'anarchie mais après tout, le but était aussi de traiter l'éducation à travers ce thème.] La passivité citoyenne (un oxymore lourd de sens) est certes dû au fonctionnement technocratique actuel de la politique, mais il trouve aussi sa source dans le système éducatif. On ne forme pas des citoyens critiques et alertes, comme le requerrait toute démocratie digne de ce nom, mais des produits de l'industrie scolaire, de parfaits petits capitalistes dont la capacité à remettre en cause l'ordre établi est assimilable au néant.

 

Mais pour moi il y a une cassure dans les années 90 avec les musiques électroniques et la boite à rythme.

Je suis plutôt d'accord sur un point : l'arrivée des boites à rythme (que je situerai plutôt dans les années 80, au vu de ce que j'entends de cette période) a vraiment appauvri la musique. Par contre, je n'aime pas trop cette façon de découper la musique en périodes complètement homogènes : j'écoute tout le rural blues (1920 - 1940) possible et imaginable, et l'un de mes plus beaux albums date de 2004... Regarde Bob Dylan : il a commencé avec du folk, puis du rock, voyant que ça ne plaisait pas à ses fans il a mêlé les deux (c'est particulièrement frappant dans des albums comme Bringing it all back home, qui est carrément coupé en deux), et depuis quelques années, sa musique est devenue une forme de blues aux paroles améliorées (je schématise son évolution mais en gros c'est ça). Ce n'est pas en passant à un nouveau genre, un nouveau style, que tout ce qui l'a précédé disparaît. La musique actuelle, c'est aussi Mark Knopfler, B.B. King, Hubert-Félix Thiéfaine, Metallica... Dire que notre époque musicale est caractérisée par une pop insipide et commercial, de l'electro dénué de toute sensibilité, un rap plus social que musical (j'aime beaucoup cette vision !), c'est dire que la seule musique qui compte c'est celle qui tu vois à la Star Academy ou que tu entends sur Virgin Radio. Alors que non : pense subjectif : la musique d'aujourd'hui, c'est la tienne, celle que tu écoutes. Et ce ne sera pas la même que celle de M. Lephay, ni que celle de Valentin, ou n'importe qui d'autre. "La musique d'aujourd'hui", comme ça, c'est juste une expression vide.

Je crois qu'il faut se détacher au mieux des points de vue généraux, petits symboles de la centralisation que nous critiquons tant ; et de même, marques tenaces de notre prétendu objectivité, alors que rien d'autre ne compte que d'exprimer son avis. Il n'y a d'autre objectivité que l'addition de toutes les subjectivités.

10 octobre 2011
17:36
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Noé
Ribeauvillé
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25 août 2011
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Tout à fait d'accord sur le premier point que tu as évoqué, je suis curieux de voir l'avis de Mr Lephay :)

J'ai failli mettre 80 pour les boites à rythme, (d'ailleurs c'est toi qui m'avais donné cette info), mais c'était encore la période de gloire de Dire Straits, et je n'avais pas envie de les classer dans cette période. Mais peut être me suis-je mal exprimé : En faite, les périodes musicales sont belles et bien homogène, mais à un seul niveau : la musique sur le devant de la scène à la radio, à la télé, écoutée par la masse. Et dans ce sens là, la pop commerciale est bien aujourd'hui une musique d'actualité, même si au fond du delta du Mississippi se cache encore un BB King aux concerts majestueux. Et je ne dénigre pas du tout les albums actuels de ces artistes. Regarde Clapton qui sort un album jazz en 2009 etc...

Mais je vais adopté ta vision : La musique d'aujourd'hui, c'est celle que j'écoute :)

Je persiste quand même à croire que l'on peut appliquer des critères objectifs à la musique ....

Ni dieu, ni maitre
10 octobre 2011
19:26
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Chostako
Strasbourg
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7 octobre 2011
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Vincent said:

 Le problème de l'objectivité, comme vous l'avez peut-être souligné dans votre terme de subjectobjectivité, c'estqu'elle n'existe pas 

 

C'est exactement ça ! C'est ce que mon barbarisme veut dire : même si on veut être plein d'objectivité, celle-ci sera teintée de subjectivité. Du moins, on pourra se retrouver pour dire des évidences que tout le monde partage sans contestation : Bach est un génie, tout comme Jimi Hendrix par exemple (chacun à leur échelle ^^) mais pour aller plus loin, la subjectivité pointera le bout de son nez ("Bach est plus grand que Mozart"). 

 

Vincent said:

Et rechercher la neutralité, c'est en fait pire : on laisse transparaître des points de vue personnels, insidieusement et inconsciemment, en faisant croire que nos propos sont entièrement neutres. 

Ta remarque est intéressante. Je pense cependant que l'on peut être objectif et neutre dans la présentation de faits "simples" ("Arnaud Montebourg est plus à gauche que François Hollande") par exemple. Mais après, tu n'as pas tout à fait tort en disant que l'on peut inconsciemment présenter des faits de manière "orientée" sous le couvert de neutralité ("Martine Aubry est plus virulente et combative que François Hollande"). Pas terribles mes exemples, mais c'est le début de la semaine, je ne suis pas encore chaud comme Noé en pleine exaltation guitaristique un dimanche ! ;-) 

10 octobre 2011
20:04
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Alexandre
Kaysersberg
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29 août 2011
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Salut !

 

J'aimerais ajouter quelques détails sur l'objectivité et la subjectivité.

L'objectivité (absolue) est l'état d'une connaissance, d'une information, qui n'a été créée uniquement avec d'autres connaissances objectives et transmise de façon à ne pas grossir ou occulter certains points, orienter les propos, etc.

La totalité des connaissances absolument objectives se nomme Vérité.

A l'opposé, on a la subjectivité, qui est le fait de façonner les informations reçues selon notre état d'esprit du moment. Elle est intimement liée à l'humain et à la Beauté dans certains cas (il n'y a ainsi pas de Beauté absolue). Une information subjective est absolument douteuse relativement à la Vérité (ce qui ne veut pas dire qu'il faut dénigrer ses émotions, mais simplement qu'il ne vaut mieux pas en tirer de conclusions et les assimiler à quelque chose d'absolument vrai). Par exemple, notre vision des choses est fortement déformée lors d'une frustration (ainsi, ce ne sont pas "tous des c******", hein Noé ^^).

Bon, on voit bien que ce ne sont que deux extrêmes d'une échelle avec des degrés de subjectivité et d'objectivité plus ou moins importants.

Ainsi on peut mettre des intermédiaires comme une objectivité relative, qui serait une transmission totalement objective de connaissances/informations subjectives.

Ou alors le fait de présenter son avis subjectif en insistant objectivement sur le fait que l'information n'est pas objective. C'est dans ce sens que vous entendiez subjectobjectivité.

 

Voilà, quelques définitions pour, je l'espère, enrichir le sujet.

31 octobre 2011
12:16
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Noé
Ribeauvillé
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25 août 2011
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Bon je vais vous faire part de quelques fruit de ma réflexion, histoire de relancer le débat. Comme je le répète constamment, je pense que l'éducation est le post principal d'un progrès nécessaire à l'évolution de l'humanité. En effet, c'est ce qui modèle l'individu dans son ensemble et donc, si nous voulons façonner un individu meilleur, il faut passer par ce stade de conditionnement. Conditionnement qui, paradoxalement, devrait aboutir à une liberté beaucoup plus importante

Tout d'abord, par rapport  à l'éducation parentale

On peut supposer qu'une modification du système scolaire entraînerait de toute manière une modification des parents, et ainsi de l'éducation qu'ils dispenseraient à leurs enfants. Cependant, je pense que l'on peut déjà mettre quelques principes en place, que nous pourrions appliquer et défendre de notre côté. Il s'agirait ainsi de mettre une éduction anarchiste en place au sein de la famille. En quoi consisterait-elle ?

Alors, déjà, il faudrait expliquer à l'enfant toutes les règles posées dans la famille. Rien ne doit être imposé, mais tout doit être compris et assimilé. Il faut supprimer la barrière extérieure au profit de la règle intérieure et assimilée. Par exemple : L'interdiction stricte ne mène à rien : Si on interdit formellement le tabac, l'alcool et la drogue, sans expliquer cette interdiction, l'enfant n'ayant compris cette règle, n'en tiendra pas compte dans ses agissements. Mais si on explique clairement le danger représenté par chacune des ces substances, de manière claire et complète, l'enfant sera à même de saisir les enjeux de la consommation. Cela nécessite de toute manière une éducation selon les préceptes suivants : Développement du bon sens, de la logique et de la raison, à travers l'explication des différentes règles et contraintes. La mise en avant du débat, avec des discussions familiales autour de chaque problème. Education selon les principes d'altruisme, de tolérance, afin de développer un égo ouvert. 

Selon cette logique, la réprimande physique doit être à bannir : C'est un acte autoritaire qui réprime une erreur, mais sans explication ni débat. Il faut inculquer le bon sens, et non réprimer le manque de bon sens. L'enfant doit créer ses propres limites qu'il a comprises et n'applique pas parce que l'entité "supérieur" "parent" l'a décidé ainsi. Cependant, on peut penser que le bon sens étant en formation constante, il faut procéder de manière progressive : Mettre en place des règles et des barrières, afin de poser un cadre et de protéger l'enfant, puis les expliquer pour arriver à enlever progressivement celles qui deviennent obsolète. Il s'agit donc d'enlever les contraintes au fur et à mesure de la formation du Bon Sens.

Au début, bon sens pas assez développé, donc des règles expliquées sont nécessaires. Pour les choses non compréhensible pour l’instant. 

 --> Tant que le bon sens est faible, l'enfant nécessite des limites, plus le bon sens est développé, moins il a besoin de règles.

Faut il supprimer la punition ? 

- NON, si elle est expliquée et si elle constitue un apport dans l'éducation et dans la formation du bon sens

- OUI, car elle représente une contrainte. Il s'agit de corriger et non de réprimander.

Il faudrait intégrer les débats et discussions afin de développer le sens critique de l'enfante : Sensibilisation à la politique et aux enjeux de la société. Explication des contraintes sociales, par exemple, la nécessité d'obtenir de bonnes notes.

 

Et ensuite, par rapport au lycée

En réalité, le lycée est le premier lieu de dictature. On nous surveille, on n'est pas libre de nos mouvements, l'administration sait exactement où nous sommes et ce que nous faisons. Nous n'avons pas de liberté de pensée (obligation de suivre la pensée du prof de manière inconsciente), ni d'expression (pas de politique, ni de religion). Les tentatives d'objectivité sont désastreuses. Le lycée représente aujourd'hui un lieu d'autorité porté par les profs et l'administration. Il n'y a pas d'auto-régulation des élèves, ni de choix de matières etc.

Peut être me direz-vous que c'est nécessaire afin de poser un cadre à l'élève. Peu de gens auraient le bon sens de fréquenter assidûment le lycée si cela n'était obligatoire. Pourtant il est évident que, avec les modifications dans l'éducation parentale énoncée plus haut, la modification du lycée devient une priorité.

Il ne s'agit donc pas de transformer le lycée en un système anarchiste, mais bien d'entamer une transition, un processus, en douceur. Il s'agit par exemple, de repérer des règles obsolètes, de supprimer des contraintes inutiles et de diminuer le poids de l'autorité, ainsi que d'augmenter la place de l'élève dans les décisions du lycée, pour l'amener à s'auto-organiser. 

Il faudrait ainsi instaurer des décisions commune entre tous les élèves et l'administration, pas de distinction entre prof et élève (cela implique une hiérarchie...). L'élève ne devrait pas avoir besoin d'aller en cours s'il ne le juge pas nécessaire (ce qui implique la modification du Bac), pas de justification des absences ou des déplacements, présence en classe non contrôlée , moins de contraintes horaires.

Evidemment, ces mesures seraient désastreuse aujourd'hui, mais elles sont nécessaires dans la continuité du mouvement. 

Alors, que faut-il changer dans le lycée aujourd'hui ?

Ni dieu, ni maitre
31 octobre 2011
13:11
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Alexandre
Kaysersberg
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29 août 2011
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Il s'agit par exemple, de repérer des règles obsolètes, de supprimer des contraintes inutiles et de diminuer le poids de l'autorité

Voilà en résumé le rôle de l'anarchiste aujourd'hui : lutter pour la suppression des contraintes qui ne sont plus nécessaires, et rendre celles restantes de moins en moins utiles (par bonne volonté, en enseignant le bon sens, etc.).

 

Juste un détail : un enfant qui vient au monde, il a déjà parcouru pendant sa gestation toute l'évolution de la vie depuis le stade unicellulaire jusqu'à celui d'humain. Il doit ensuite parcourir toute l'évolution humaine pendant son enfance (sa vie ?). C'est donc normal qu'il ait des contraintes, non expliquées d'ailleurs, puisqu'il n'est pas encore apte à les comprendre, et dès que c'est le cas, elles lui sont expliquées et il en est libéré. En fait, on peut dire que tant que l'Homme subit les contraintes imposée par l'Homme, il n'est pas adulte, ou plutôt, l'Humanité n'est pas adulte…

Bref, retour au concret…ça nous fait déjà une belle partie dans l'article final…je pense que c'est déjà très complet. 

5 novembre 2011
01:17
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Chostako
Strasbourg
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7 octobre 2011
sp_UserOfflineSmall Offline

Noé said:

Et ensuite, par rapport au lycée

En réalité, le lycée est le premier lieu de dictature. On nous surveille, on n'est pas libre de nos mouvements, l'administration sait exactement où nous sommes et ce que nous faisons. Nous n'avons pas de liberté de pensée (obligation de suivre la pensée du prof de manière inconsciente), ni d'expression (pas de politique, ni de religion). Les tentatives d'objectivité sont désastreuses. Le lycée représente aujourd'hui un lieu d'autorité porté par les profs et l'administration. Il n'y a pas d'auto-régulation des élèves, ni de choix de matières etc.

Peut être me direz-vous que c'est nécessaire afin de poser un cadre à l'élève. Peu de gens auraient le bon sens de fréquenter assidûment le lycée si cela n'était obligatoire. Pourtant il est évident que, avec les modifications dans l'éducation parentale énoncée plus haut, la modification du lycée devient une priorité.

Il ne s'agit donc pas de transformer le lycée en un système anarchiste, mais bien d'entamer une transition, un processus, en douceur. Il s'agit par exemple, de repérer des règles obsolètes, de supprimer des contraintes inutiles et de diminuer le poids de l'autorité, ainsi que d'augmenter la place de l'élève dans les décisions du lycée, pour l'amener à s'auto-organiser. 

Il faudrait ainsi instaurer des décisions commune entre tous les élèves et l'administration, pas de distinction entre prof et élève (cela implique une hiérarchie...). L'élève ne devrait pas avoir besoin d'aller en cours s'il ne le juge pas nécessaire (ce qui implique la modification du Bac), pas de justification des absences ou des déplacements, présence en classe non contrôlée , moins de contraintes horaires.

Evidemment, ces mesures seraient désastreuse aujourd'hui, mais elles sont nécessaires dans la continuité du mouvement. 

Alors, que faut-il changer dans le lycée aujourd'hui ?

Vous vous sentez si mal que ça dans le lycée ? ^^

 

Vous allez me trouver horriblement terre à terre, mais juste une chose : 

Jusqu'à votre majorité, vous n'êtes pas, aux yeux de la Loi, responsable de vous-même. Quand vous êtes chez vous, ou dehors, ce sont vos parents vos responsables, et lorsque vous êtes au lycée, ou dans le cadre d'une sortie organisée par le lycée, nous sommes responsables de vous. Et cela nous donne un poids important. Vos parents nous délèguent la responsabilité. D'où notre souci de savoir, en effet, où vous êtes, et avec qui ! Car si vous avez un accident de circulation pendant le temps scolaire, c'est nous qui trinquons ! ^^

 

Autre chose, plus sérieuse. 

Si vous ressentez ce besoin de liberté, sinon d'évasion, c'est qu'on a "réussi notre coup" quelque part : c'est que l'on vous a donné les outils pour créer votre jugement critique et votre envie de découvrir le monde par vous-même. Fort bien. Mais vous n'êtes pas forcément tous dans ce cas ! 

Certains ont besoin d'un cadre plus longtemps que d'autres... 

6 novembre 2011
12:20
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Noé
Ribeauvillé
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Oui et Non. J'aime beaucoup le lycée, et j'ai totalement conscience de la chance que nous avons d'être dans cet établissement, nous sommes vraiment favorisés. Mais bon, cela ne nous empêche pas de critiquer certains aspects. 

Ce qui est sûr, c'est que nous sommes plusieurs à étouffer en cours, par exemple : Je sais que je vais faire Science-po l'année prochaine, pourtant je suis obligé de suivre 5h de physique chimie, alors que le cours est selon moi inintéressant (nous n'étudions pas les bonnes choses, mais seulement des détails) et me fait perdre un temps énorme. Je deviens totalement fou. Idem pour les cours de langues, où je progresserai beaucoup plus vite tout seul, ou en sport, où mon programme sportif est beaucoup plus efficace.

Mais évidemment, le cadre du lycée est juste exceptionnel. Et je m'en rends compte.

 

Aux yeux de la loi, d'accord. Mais pourquoi appliquer la loi si ça n'est pas justifié ? Cette histoire de majorité me dérange. Par exemple, à la piscine de ribo, je dois me battre pour obtenir une carte horaire pour aller en salle du musculation ; normalement c'est interdit au moins de 18 ans. Pourtant, j'y vais avec mon père, il y a des gens qui encadrent, c'est bon pour la santé, et j'en pratique régulièrement. C'est une rêgle totalement injustifiée.

Pour cette histoire de responsabilité, ça sous entend qu'à 17 ans, vous nous estimez pas en mesure de prendre soin de nous même ? Chacun est responsable de lui même à partir d'un certain moment, certainement pas 3 ans ni 18 ans, mais plus 12-13 ans. J'ai envie de choisir ce que je veux faire pour moi, et pas que les autres en soit responsable ou décident à ma place.

Vous trouvez ça normal que ce soit le professeur qui trinque si l'élève se comporte mal ? NON !

C'est vrai, actuellement le bon sens n'est pas assez développé pour réduire le cadre. Mais à un moment il faudra le réduire. Ce qui est sûr, c'est qu'il faudrait que tout le lycée ressente ce besoin de liberté de manière responsable pour pouvoir alléger les contraintes. Mais nous sommes de plus en plus à nous en rendre compte, donc c'est que c'est en bonne voie :)

D'après vous, si nous ressentons un besoin de liberté, c'est que vous avez réussi. Je suis d'accord, mais ce n'est pas valable pour tout le monde : Tous les professeurs ne souhaitent pas nous sensibiliser à la beauté comme vous le faites, ou à rejeter cet enfermement, de loin pas.

Ni dieu, ni maitre
6 novembre 2011
22:49
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Chostako
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sp_UserOfflineSmall Offline

Tu me rassures par tes propos mesurés ! ^^

Je comprends que certains cours ne vous comblent pas, mais s'ils ne sont pas "convenables" sur le fond, sachez-en voir le bon côté sur la forme : le développement d'un raisonnement, la rigueur d'une discipline, peu importe l'objet car cette rigueur est le plus important.  

Bon, sinon, en choisissant S, tu savais un peu à quoi t'attendre non ?… ;-)

 

Noé said:

Pour cette histoire de responsabilité, ça sous entend qu'à 17 ans, vous nous estimez pas en mesure de prendre soin de nous même ? Chacun est responsable de lui même à partir d'un certain moment, certainement pas 3 ans ni 18 ans, mais plus 12-13 ans. J'ai envie de choisir ce que je veux faire pour moi, et pas que les autres en soit responsable ou décident à ma place.

 

Je n'estime rien de général car chaque être est différent. 

Je trouve légitime que jusqu'à 18 ans vous soyez "encadrés", sinon "cadrés". En tant que prof, je peux te dire que l'on sent une trèèèèèèèèèès nette différence entre un élève de collège et un élève en fin de lycée. La raison, la maturité se sont acquises durant les années lycée, c'est évident. 

 

Enfin, saches que, quelque soit le métier que tu feras, il y aura TOUJOURS des aspects qui te déplairont ! 

J'aime par dessus tout mon métier, je ne pourrais faire autre chose, et pourtant, il y a des aspects qui m'enquiquinent (non, je ne dirai pas lesquels). 

 

Noé said:

Vous trouvez ça normal que ce soit le professeur qui trinque si l'élève se comporte mal ? NON !

 

Je trouve cela normal par rapport à la responsabilité que nous laissent vos parents. Il faut bien que quelqu'un soit responsable à partir de vos moments où vous n'êtes plus sous la tutelle de vos parents. Tu comprendras quand tu auras des enfants…! ^^

 

Noé said:

C'est vrai, actuellement le bon sens n'est pas assez développé pour réduire le cadre. Mais à un moment il faudra le réduire. Ce qui est sûr, c'est qu'il faudrait que tout le lycée ressente ce besoin de liberté de manière responsable pour pouvoir alléger les contraintes. Mais nous sommes de plus en plus à nous en rendre compte, donc c'est que c'est en bonne voie :)

 

Le problème est qui si certains, comme toi et d'autres, vous sentez "déjà" responsables de vous-mêmes, certains ne le sont toujours pas en fin de Terminales. Ne prends pas ton cas pour une généralité et observe bien autour de toi et tu verras ce que je veux dire. Certains ont besoin d'être guidés plus longtemps que d'autres. On estime que jusqu'à 18 ans, c'est suffisant, et là, je suis d'accord que c'est suffisant. Il faut qu'à un moment, le jeune se prenne en mains. 

 

 

7 novembre 2011
22:52
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Vincent
Illhaeusern
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19 août 2011
sp_UserOfflineSmall Offline

Si on interdit formellement le tabac, l'alcool et la drogue, sans expliquer cette interdiction, l'enfant n'ayant compris cette règle, n'en tiendra pas compte dans ses agissements. Mais si on explique clairement le danger représenté par chacune des ces substances, de manière claire et complète, l'enfant sera à même de saisir les enjeux de la consommation.

Question peut-être stupide, mais : au-delà de la compréhension, n'y a-t-il pas une certaine dose d'apprentissage personnel ? Je veux dire : "ne t'approche pas de la flamme, le feu peut te brûler", ça reste très abstrait tant qu'on ne s'est pas brûlé une fois... Certaines choses, notamment celles dont l'effet se fait ressentir sur la durée, doivent passer par la compréhension, mais il n'y a parfois pas mieux que l'expérience personnelle pour parfaire sa connaissance.

 

Aux yeux de la loi, d'accord. Mais pourquoi appliquer la loi si ça n'est pas justifié ?

Oui ! Il faudra d'ailleurs qu'on parle de la Désobéissance civile une fois...

 

Chacun est responsable de lui même à partir d'un certain moment, certainement pas 3 ans ni 18 ans, mais plus 12-13 ans.

Comme l'a dit notre ami Chostako, la maturité et le sens des responsabilité n'est pas une constante. On peut imaginer qu'en remaniant l'éducation, on peut être mature plus tôt, mais de toute façon, on est toujours confronté à la notion de bon sens. Effectivement, pour tout un ensemble de facteurs que Mr Lephay a commencé d'énumérer, cette autonomie n'est pas possible si tôt aujourd'hui, parce que le bon sens n'est pas un acquis. N'oublions pas : on s'y dirige, mais il faut pour l'instant faire sans...

Autrement, je suis plutôt d'accord avec toi.

 

J'aime par dessus tout mon métier, je ne pourrais faire autre chose, et pourtant, il y a des aspects qui m'enquiquinent

Ah ?

(non, je ne dirai pas lesquels).

Oh Frown ...

12 février 2012
00:37
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Noé
Ribeauvillé
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J'ai regardé le dvd de Mr Herrgott, c'est très édifiant. 

En tout cas, il évoque une alternative entre la suppression totale des notes et les notes : Attribuer des notes à la classe. Ainsi, le niveau augmenterait de manière homogène, tout en favorisant coopération et entraide.

Bref, je suis fatigué je continue un autre jour. Il faut vraiment qu'on réfléchisse à l'éducation, c'est le point clef je pense. 

Ni dieu, ni maitre
12 février 2012
23:30
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Vincent
Illhaeusern
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sp_UserOfflineSmall Offline

il évoque une alternative entre la suppression totale des notes et les notes : Attribuer des notes à la classe. Ainsi, le niveau augmenterait de manière homogène, tout en favorisant coopération et entraide.

C'est assez intéressant jusqu'au collège. Mais au lycée, ça impliquerait plein de changements en aval, notamment au niveau du "post-bac". C'est compliqué de monter un dossier individuel sans résultats personnels -à moins que écoles et universités se plient au jeu. Ahem...

Et puis, quand par conviction on refuse de sacrifier un certain nombre d'activités constructives et intéressantes à un lycée qui devient vite existentiellement destructeur -et qui sans nul doute appauvrirait nos connaissances-, ça ne pose aucun problème moral lorsque ça n'affecte que nos propres résultats. Mais si ça touchait les résultats de la classe, c'est-à-dire de tout le monde, l'affaire est toute autre.

Du coup, est-ce que cette solution ne vire pas vers l'uniformisation obligée de tout les produits du système scolaire ?

 

Il faut vraiment qu'on réfléchisse à l'éducation, c'est le point clef je pense.

Certes. Mais personnellement j'ai du mal. Tant que je suis dedans, moins j'en entends parler mieux je me porte. Je fuis plus qu'autre chose la pensée d'un système que je juge pour l'instant agressif à mon égard. Et puis même, plus globalement, ne nous faut-il pas à tous un peu de recul pour apposer un jugement de valeur sur un système dont nous faisons pour lors partie intégrante, et dont la vision nous est de ce fait tronquée ?

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